Les Aires
A travers la garrigue vers le château de Mourcaïrol.
En résumé :| Distance : | 11.8 km | |
| Dénivelé : | 680 m | |
| Date : | 23 décembre 2009 |
Carte du parcours :
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Courbe de dénivelé :
Pas à pas :
Pour ce dernier jour dans le Haut Languedoc, après avoir arpenté dans tout sens le massif du Caroux, nous décidons de profiter de la rive opposée de l'Orb en nous dirigeant vers Les Aires. De ce village démarre un sentier de Petite Randonnée balisé en jaune.
Nous traversons le village en passant à côté de l'église puis en longeant une petite vigne. L'air est frais comme les jours précédents mais le temps est clair et on profite des paysages environnants. Le chemin commence à grimper gentiment au milieu des forêts, tandis que les châtaigniers laissent progressivement place aux chênes verts. La végétation toute entière se transforme. Après avoir passé plusieurs jours dans une végétation plus caractéristique de la Montagne Noire, nous retrouvons ici un couvert végétal méditerranéen : chênes verts, romarin, genévriers, arbousiers et salsepareille envahissent cette rive de l’Orb jusqu’à la mer.
C’est ainsi que le chemin se raidit pour arriver jusqu’au pied des ruines de Mourcaïrol. Restaurées en parties, ces ruines abritent une chapelle, les restes d’un château et un bâtiment converti en four à chaux. Une terrasse avec une table d’orientation permet de profiter du dénivelé acquis. Puis on se remet en route vers le Pic de la Coquillade.
Dans cette garrigue, nous entendons des chiens de chasse, des coups de fusil et voyons des traces de sangliers : nous sommes en plein milieu d’une battue ! Un chasseur orange fluo nous le confirme tout en nous assurant qu’il n’y a pas de danger. Peu rassuré, nous parlons fort et chantons tout notre répertoire pour nous faire repérer : et tant pis si cela fait fuir le gibier !
Nous progressons sur un fin sentier jusqu’à dépasser la crête descendant du pic de la Coquillade. Nous découvrons alors la mer, scintillante, et une large portion de côte dont le bassin de Thau entre Sète et le Cap d’Agde.
Nous rejoignons une piste plus large où s’entassent les 4x4 des chasseurs. C’est alors qu’un s’approche de nous le sourire aux lèvres et nous montre du doigt une forme brune au sol. Il s’agit d’un sanglier abattu il y a quelques instants. Bien qu’il soit plus rassurant de le voir abattu que vivant au détour du chemin, nous ne pouvons réprimer un frisson en imaginant cette horde de chasseurs, avec force talkie-walkie, chiens, armes et véhicules tout-terrain, à la poursuite de cette unique bête, condamnée d’avance…
Cependant, nous ne refuserions pas de troquer nos sandwiches contre un civet de ce gibier !
Nous profitons de la vue sur la mer avant de redescendre sur une arête en droite ligne vers Les Aires. Le chemin est assez raide, et même s’il est préférable de le descendre plutôt que de le monter, c’est avec une grande prudence que nous l’empruntons afin de ne pas tomber. Cette longue descente finit sur la route, à quelques centaines de mètres du village où nous finissons notre séjour dans le Haut Languedoc, la tête remplie de souvenirs, et avec la ferme intention de revenir profiter de la flore de la région sous une météo plus clémente !
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