Les Gorges de Colombières
Le côté sauvage du massif du Caroux.
En résumé :| Distance : | 12.5 km | |
| Dénivelé : | 750 m | |
| Date : | 22 décembre 2009 |
Carte du parcours :
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Courbe de dénivelé :
Pas à pas :
Ce matin, la météo semble plus clémente. Le froid a cessé ainsi que le vent. Nous décidons donc de nous aventurer dans les Gorges de Colombières. Il est en effet préférable de s'aventurer sur cette randonnée les jours sans pluie ni vent... Ces gorges sont similaires aux gorges d'Héric mais, bien moins fréquentées, ont su conserver un aspect plus sauvage. On démarre du village de Colombières-sur-Orb où l'on trouve un parking.
Le sentier démarre par une pente soutenue qui durera jusqu'en haut des gorges. On évolue à nouveau au milieu des châtaigniers. On ne s'approchera jamais du ruisseau d'Arles qui creuse un étroit canyon. On ne fera que l'entendre du fait de cascades qui se laisseront apercevoir à la faveur d'une trouée dans les frondaisons.
C'est au milieu de cette forêt accrochée sur les pentes de schistes que l'on découvre un habitat troglodyte en pierres sèches. Enfoncé sous une saillie rocheuse, l'habitat n'est pas bien large. Bêtement, on s'imagine mal y vivre aujourd'hui et monter les courses alors que d'autres y ont monté d'énormes pierres il y a plusieurs décennies/siècles. En soufflant un peu, on admire le versant opposé quand il nous semble distinguer une paire de cornes. Le temps de cligner des yeux, les cornes ont disparu. Intrigué, on continue à monter le long du sentier, un œil sur les feuilles mortes, un œil sur les buissons du flanc opposé.
Un peu plus loin, le doute n'est plus permis : on distingue clairement un mouflon se déplaçant de buissons en buissons. Nous avons hâte de redescendre le chemin sur l'autre crête pour nous rapprocher de ces invisibles animaux.
Mais pour l'heure, il s'agit de surveiller nos pas. Le chemin devient un peu plus vertigineux, et quand nous ne longeons pas la falaise sur quelques plaques de schistes, nous évitons de longues langues de glace qui recouvrent le chemin. C'est après ces quelques obstacles que nous parvenons au hameau de La Fage. Quelques maisons restaurées et un gîte doivent offrir un petit coin de paradis sous des températures douces.
On continue maintenant sur la route jusqu'à un croisement auquel nous choisissons d'emprunter la route qui repart derrière nous. Ce chemin n'est malheureusement plus empruntable et nous tombons au bout de quelques centaines de mètres sur une propriété privé qui nous empêche de traverser. Nous revenons donc sur nos pas jusqu'au carrefour pour emprunter le chemin qui démarre derrière le parking. Cela nous permet de contourner la propriété et de retrouver le chemin qui mène à quelques voies d'escalade. Nous nous contentons de randonner aujourd'hui et nous attaquons donc après une rapide pause repas la longue redescente sur la voie romaine.
Plusieurs lacets se succèdent quand, tout à coup, un grand bruit nous surprend et quatre à cinq mouflons nous coupent le chemin pour se perdre aussitôt dans la végétation. Impossible pour nous d'évoluer aussi vite sur ce schiste et ces feuilles mortes. Satisfait de cette vision fugace mais détaillée, nous mettons un terme à cette partie de cache-cache qui durait déjà depuis près de trois jours.
Nous terminons après quelques lacets supplémentaires cette jolie randonnée, qui offre d'aussi beaux paysages que les gorges d'Héric et une nature résolument sauvage.
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