Le Mont Caroux
Dans la neige et le brouillard.
En résumé :| Distance : | 8.5 km | |
| Dénivelé : | 450 m | |
| Date : | 21 décembre 2009 |
Carte du parcours :
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Courbe de dénivelé :
Pas à pas :
Ayant marché la veille sur les contreforts de ce massif, nous décidons aujourd'hui d'en affronter le sommet. Nous nous dirigeons vers le village de Douch en voiture et commençons à suivre un itinéraire très bien balisé en jaune.
Juste après le village, nous attaquons une petite pente rendue difficile par la neige. Cependant, cette neige nous permet de repérer les traces d'un petit groupe de mouflons qui nous ont encore devancés. On continue jusqu'à déboucher sur un plateau nu sur lequel nous nous faisons surprendre par un vent glacial. Nous poursuivons notre chemin et rentrons dans une forêt qui nous abrite des bourrasques.
Nous approchons du refuge de Font Salesse dont l'état et la propreté laissent franchement à désirer en comparaison avec les refuges islandais. A croire que l'autographe à la suie est un sport national ! Heureusement que nous n'avons pas à y passer la nuit. Nous nous remettons en route en direction des tourbières, tout en suivant le balisage jaune qui ne laisse aucun doute à chaque croisement, pour peu qu'il soit distingué entre les nappes de brouillard.
On approche du bord du plateau quand apparaît un gros rocher sur lequel s'adosse un petit mur. On s'y abrite pour souffler un peu avant de s'aventurer sur la plateforme d'orientation. La table en lave émaillée semble nous narguer par l'étalage des reliefs environnants qui nous restent invisibles. Par beau temps, on peut même apercevoir la mer Méditerranée et la chaîne des Pyrénées. L'espace d'un instant, une percée nous permet d'apercevoir la vallée de l'Orb et de nous rendre compte de la hauteur à laquelle nous sommes : 1037m quand le fond de la vallée serpente aux alentours de 150m : près de 900m de vide !
Nous reprenons notre marche à travers la forêt quand les arbres disparaissent et le chemin de terre laisse place à un petit ponton de bois. Nous entrons dans la Tourbière de la Lande. Celle-ci, complètement gelée ne laisse apparaître que de la mousse et des herbes sèches, mais abrite normalement des droséras.
Nous retrouvons la terre ferme et montons jusqu'au Mt Caroux proprement dit, c'est à dire au point le plus haut à 1091m, symbolisé par une tour pleine montée en pierres sèches. C'est ici que s'amorce la redescente vers le parking en deux grands lacets sur une piste très large.
Frigorifiés, nous n'avons même pas pris le temps de déjeuner, ce que nous rattrapons à l'abri du vent dans la voiture. Nous décidons alors de nous diriger vers Béziers en espérant une météo plus clémente en nous rapprochant de la côte. Ainsi nous profitons entre autres des neufs écluses de Fonserannes, ouvrage décidé par Pierre Paul Riquet et classées au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO. Bien qu'ayant quitté Toulouse quelques jours plus tôt, nous retrouvons ici ce cher canal du midi !
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