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Gorges d'Héric

Sur la trace des mouflons

En résumé :

Distance : 12.3 km
Dénivelé : 696 m
Date : 20 décembre 2009


Carte du parcours :

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Courbe de dénivelé :

Pas à pas :

Pour ce premier jour dans le massif du Caroux, nous avons décidé de commencer sous le beau temps par la plus connue des gorges du Caroux : les gorges d'Héric. Prisées surtout l'été pour la fraîcheur apportée par son ruisseau, on y croise beaucoup moins de monde l'hiver. Seul les mouflons, invisibles sous la végétation, nous accompagnerons en se jouant de nous.

On démarre du parking à l'entrée des Gorges en direction de Mons par un chemin entre des murets de pierre. On décide ainsi de finir la randonnée par la redescente des Gorges. Après avoir traversé Mons, on attaque rapidement la montée qui s'adoucit petit à petit. On traverse des forêts de châtaigniers poussant entre des blocs de schistes. Ces feuilles rendues glissantes par les récentes neiges ont transformé le chemin en patinoire. C'est le pas prudent que nous progressons vers Bardou quand un groupe de 2 ou 3 mouflons fait tomber quelques cailloux proche de nous. Nous n'avons que le temps de distinguer leurs robes sombres avant qu'ils disparaissent dans la forêt.

Nous arrivons ensuite à Bardou. Ce charmant petit village niché au creux d'un talweg et à l'écart de toute civilisation abrite de charmantes maisons de pierres restaurées au toit de tuiles. On emprunte à nouveau un chemin au milieu de la forêt jusqu'à un col à partir duquel commence notre redescente vers les gorges que nous avions quitté ce matin. Le chemin, très pentu, avec des roches instables caché sous les feuilles rousses se dérobe souvent sous nos pieds. On apprécie la stabilité apporté par les bâtons de marche. On se rapproche ainsi peu à peu du ruisseau.

A l'approche d'un pont de pierre, on s'arrête quelques instants au bord de l'eau : les rochers cerclés d'une gangue de glace laissent s'écouler l'eau. On s'imagine sous le soleil de l'été, alanguis sur les plages. Mais l'heure (et la température !) n'est pas à la détente et nous reprenons notre chemin jusqu'au village d'Héric. A l'instar de Bardou, ce village abrite une mince population l'hiver, recluse derrière ces murs de schistes. Nous ne faisons que passer et entamons la descente sur une piste en direction du parking.

Après quelques lacets, nous nous arrêtons au soleil au milieu du ruisseau pour déjeuner. Nous controns la froidure avec un thé gardé au chaud dans le sac à dos, puis nous repartons d'un pas ragaillardi. Le chemin est bordé de stalactites de glaces à l'ombre, tandis que c'est le ruisseau qui se fige sous la glace quand il ralentit à l'abri du soleil. Tout en gardant un œil sur les reliefs environnants en espérant distinguer un mouflon, nous finissons cette randonnée suffisamment tôt pour pouvoir profiter du confort et de la chaleur de la chambre d'hôte.

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